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Articles by Winn Collier

Être dérangé

Durant mes années à l’école secondaire, j’ai joué au football, au baseball et au golf. J’ai suivi plusieurs programmes d’exercice au fil des années et maintenant, je cours cinq ou six jours par semaine. Par contre, personne ne m’a jamais dit que j’étais souple. Pendant des années, mes instructeurs m’ont encouragé à étirer mes muscles et à les travailler afin de les rendre plus flexibles. J’étais d’accord avec l’idée, mais je n’ai jamais voulu endurer la douleur et les désagréments qui viennent avec la mise en pratique de ce conseil. S’étirer, ça fait mal. Mais avec les années, j’ai décidé de tenir compte de la sagesse de mes instructeurs. Je m’accroche à l’espoir qu’à la fin, le travail en aura valu la peine. Mais pour l’instant, ces exercices d’étirements sont vraiment douloureux.

Vivre d’amour

Tout récemment, je fouillais dans de vieux fichiers stockés sur un disque dur lorsque je suis tombé sur dix minutes de vieux messages vocaux de Wyatt et Seth alors âgés de trois et quatre ans. Mes enfants avaient l’habitude de me passer des coups de fil lorsque j’étais au travail ou parti en voyage. Une petite voix toute jeune bruissait : « Papa, je t’aime. Pourrons-nous aller faire une promenade à vélo lorsque tu seras de retour à la maison ? » Mon message préféré est celui où Wyatt répète en staccato : « Je-t’aime-papa. Je-t’aime-papa. Je-t’aimepapa. » En me remémorant ces beaux jours mes yeux se sont remplis de larmes, des larmes nées d’un amour intense.

Le jour

Ma famille et moi avons récemment rendu visite à mes parents qui habitent dans un État éloigné. Nos deux fils aiment leur « mamie » et leur « papi », alors ils étaient tout excités à l’idée de les voir. Ils étaient aussi très heureux de manquer une semaine d’école, de prendre l’avion et d’assister à un match de football universitaire en compagnie de tous les hommes de la famille. Comme vous pouvez l’imaginer, mes garçons comptaient les jours qui restaient avant le voyage, ce qui était en même temps insoutenable et très excitant pour eux.

Le don de la soumission

J’ai écrit un livre basé sur l’oeuvre complète des lettres de François Fénelon (un pasteur français du XVIIe siècle) à un jeune ami qui servait à la cour moralement corrompue du roi Louis XIV. La position paternelle de Fénelon ainsi que son appel à être dévoué à Dieu avec détermination ont éveillé mon intérêt. De telles paroles étaient la norme chez Fénelon : « Devenir un disciple de Dieu est difficile, puisque cela nécessite une soumission totale à un Dieu autre que nous-mêmes. Nous devons cesser d’insister sur le fait que nous savons mieux que quiconque de quoi nous avons besoin. Nous devons cesser de demander à Dieu d’agir au moment voulu et de la façon désirée. »

Un ami

Lorsque ma jeune soeur avait quatre ans, un dictateur mondial (que nous appellerons Frank) apparaissait constamment aux informations télévisées du soir. Ses discours remplis de haine éclaboussaient les manchettes des journaux. Il était violent et propageait la haine et la peur. Évidemment, ma soeur en connaissait très peu sur la politique, mais elle percevait l’anxiété qui régnait sur notre pays et comprenait que la plupart des gens considéraient ce dictateur comme un homme mauvais et dangereux. Un jour, mon père (qui nous a enseigné que Dieu désire que nous aimions tout le monde), a interrogé ma soeur. « Que penses-tu de Frank ? » a-t-il demandé. Déconcertée, ma soeur a réfléchi prudemment à sa réponse. Enfin, elle a dit : « Je l’aime, mais je ne jouerais pas avec lui. »

Une longue attente

Il y a 40 ans, alors que le village où habite Ho Van Thanh croule sous le poids de la violence qui fait rage au Vietnam, sa femme et deux de ses enfants périssent dans une explosion. Rempli de crainte et de désespoir, Thanh ramasse son fils nouveau-né Ho Van Lang et s’enfuit dans la jungle. Pendant quatre décennies, le père et le fils se tiennent loin de la civilisation et vivent de ce que la terre leur offre. Plus récemment, des villageois partis en exploration à environ 40 km de chez eux sont tombés sur le duo. Thanh, maintenant âgé de 82 ans, était très malade, et les villageois sont venus à son secours.

Paix dans un monde en ruine

Parmi toutes les histoires atroces de fusillades qui ont eu lieu dans des écoles, la nouvelle d’août 2013 qui nous a fait part de l’héroïsme d’Antoinette Tuff était une remarquable exception. Antoinette, qui faisait partie du personnel d’une école primaire, a interpellé Michael Hill âgé de 20 ans alors que celui-ci entrait dans le bâtiment scolaire, muni d’armes, dont un fusil d’assaut. « J’ai juste commencé à lui parler », a dit Antoinette, « je lui ai fait part de ce qui m’arrivait, et lui ai affirmé que tout irait bien. » Étonnamment, Hill a laissé tomber ses armes et s’est rendu. Les récits du courage d’Antoinette se sont répandus dans les médias, mais elle a refusé de recevoir des éloges. « Je les rends à Dieu. Je ne suis pas l’héroïne. J’étais terrifiée. »

Prompt… et lent

Si vous êtes actif sur un média social quelconque (Facebook, Twitter, blogue, etc.), il vous est sûrement arrivé de lire quelque chose qui vous a fait bouillir de colère. Je ne crois pas qu’il existe un moyen d’avoir des conversations sérieuses sur des sujets controversés sur la toile. Est-ce même possible ?

Un puissant rayon lumineux

Lorsque les nazis ont envahi la Pologne, le Père Maximilien Kolbe a transformé sa confrérie en centre de réfugiés. Avant que les troupes SS ne découvrent sa machination, il avait caché plus de 2 000 Juifs. Le SS a envoyé Kolbe à Auschwitz où il est devenu le prisonnier no 16670. Bien qu’il ait été battu, assujetti aux travaux forcés et qu’il n’ait eu que de maigres restes comme nourriture, sa douceur ne s’est jamais atténuée.

Persévérez dans la joie

Quand les gens sont dans un état comateux, il importe d’empêcher leurs muscles de se dégénérer. L’atrophie s’installe rapidement en l’absence de mouvement. De plus, la plupart des entraîneurs physiques vous diront que les muscles se développent après qu’ils ont été soumis à un stress. L’exercice intense crée de petites déchirures dans le tissu musculaire. En guérissant, le muscle devient plus fort et plus gros qu’il était avant l’épreuve. Notre corps doit connaître une certaine douleur pour conserver sa vigueur.