L’ANCRE DE L’ESPOIR
Frank, Ted et moi pêchions sur le lac Rice en Ontario, au Canada. Nous étions à bord d’un ponton et le poisson mordait allègrement. Affairés à appâter et à hameçonner nos lignes, nous avons lentement pris conscience que l’action s’était relâchée. Puis nous avons compris pourquoi : le bateau ne se trouvait plus là où nous l’avions immobilisé. Un vent fort s’était levé et l’avait poussé de l’autre côté de l’eau. L’ancre, qui ne parvenait pas à nous garder en place, avait traversé le lac en raclant le fond. Nous l’avons remontée, nous sommes retournés à notre endroit de prédilection et nous l’y avons rejetée à l’eau. Nous avons dérivé de nouveau. Après un troisième essai, nous sommes retournés sur la rive. Nous ne parvenions pas à faire tenir notre ancre en place.
PANNEAU D’AVERTISSEMEENT
Sur une plage de sable de l’Uruguay, des doigts de béton gigantesques en partie couverts de sable s’élèvent vers le ciel. On l’appelle le monument en mémoire des noyés. Les gens de la place l’appellent tout simplement La Mano (La Main). L’artiste chilien Mario Irarrázabal l’a créée afin de mettre en garde les nageurs contre le danger de se noyer. « La Main » est devenue un attrait touristique, mais sa véritable raison d’être demeure celle de rappeler aux nageurs les dangers de la mer.
PATRIE CÉLESTE
Au lycée, ma meilleure amie et moi sommes allées faire une chevauchée en après-midi. Nous avons lentement erré dans les champs de fleurs sauvages et les boisés. Par contre, lorsque nous avons voulu diriger les chevaux vers l’écurie, ils sont partis comme deux flèches en direction de la maison. Nos amis équestres savaient que c’était l’heure du repas et d’un bon brossage, qu’ils attendaient avec impatience.
FIDÈLE JUSQU’À LA FIN
Après avoir couru les premiers 32 km (20 milles) du Salomon Kielder Marathon en Grande-Bretagne, un marathonien a quitté la course et s’est rendu en autobus jusqu’à un boisé situé près du fil d’arrivée. Puis, il est entré de nouveau dans la course et a réclamé le troisième prix. Lorsque les officiels l’ont questionné, il a déclaré avoir cessé de courir parce qu’il se sentait fatigué.
L’ESPOIR EST POUR...
Bien que j’essaie de ne pas m’offusquer de ce que je vois autour de moi de nos jours, le message que j’ai lu sur le t-shirt d’une femme que j’ai croisée dans un centre commercial m’a perturbé. Il y était écrit en caractères gras : « L’espoir est pour les imbéciles. » La naïveté ou la crédulité peuvent certainement être insensées et dangereuses. Les déceptions et les peines peuvent résulter tragiquement d’un optimisme non fondé. Par contre, le fait de s’interdire d’espérer constitue une façon triste et cynique de voir la vie.
ATTENDEZ-VOUS À DE GRANDES CHOSES
William Carey était un homme ordinaire à la foi extraordinaire. Né au xviiie siècle, au sein d’une famille de la classe ouvrière, il lisait des ouvrages théologiques et des journaux d’explorateurs tout en fabriquant des chaussures. Dieu s’est servi de sa Parole et de récits racontant la découverte de groupes ethniques inconnus pour mettre à cœur à ce cordonnier de participer à l’évangélisation mondiale. Carey s’est rendu en Inde comme missionnaire, où il a fait l’œuvre d’un évangéliste et où il a appris des dialectes dans lesquels il a ensuite traduit la Bible. Sa passion pour la mission transparaît dans ses propos : « Attendez-vous à de grandes choses de Dieu ; tentez de grandes choses pour Dieu. » Carey vivait cette maxime, et son exemple a inspiré le service missionnaire à des milliers de gens.
RIEN DE SIMPLE
Pour l’anniversaire de notre petit-fils, ma femme a préparé et décoré un énorme biscuit aux pépites de chocolat qu’elle allait servir durant la fête. Elle a sorti son livre de cuisine, a réuni les ingrédients nécessaires et s’est mise à suivre les étapes simples de la recette de son choix. Elle a suivi cette recette des plus faciles et tout a bien fonctionné.
UN MESSAGE DE LA PART DE DIEU
En 1971, Ray Tomlinson faisait des expériences pour voir comment les gens et les ordinateurs pouvaient interagir. En envoyant par son ordinateur un message à un autre appareil de son bureau par un réseau, il a envoyé le tout premier courriel. Aujourd’hui, des décennies plus tard, plus d’un milliard de courriels sont envoyés chaque jour, un grand nombre renfermant d’importantes nouvelles, mais d’autres véhiculant parfois des publicités indésirables ou un virus destructeur. Voici une règle fondamentale régissant les courriels : « Ne les ouvrez pas, à moins d’en connaître les expéditeurs. »
LA NOUVELLE NORMALITÉ
Formé pour faire du counseling auprès des gens traumatisés et endeuillés, un pasteur a fait remarquer que le plus grand défi des gens qui souffrent consiste rarement à surmonter la douleur immédiate que cause le deuil. En fait, leur plus grand problème consiste à s’adapter au nouveau genre de vie qui s’ensuit. Il se peut que ce qui a déjà été normal ne le soit plus jamais. Ainsi, le défi à relever pour ceux qui offrent leur aide consiste à aider les personnes qui souffrent à établir une « nouvelle normalité ». Il peut s’agir d’une nouvelle normalité qui n’inclut plus une santé robuste, une relation chérie ou un emploi satisfaisant. Ou encore, il peut s’agir de vivre sans l’être cher que la mort a emporté. La gravité de tels deuils nous oblige à vivre un genre de vie différent – peu importe combien cela nous dérange.
UN DESSIN DE DIEU
Un jour, après avoir décapuchonné un marqueur orange, mon tout jeune fils a dessiné son père. Sur son dessin, on pouvait voir des yeux, un nez et une bouche, se trouvant tous à l’intérieur d’un cercle surmontant deux longues allumettes (il m’a fait savoir qu’il s’agissait des jambes). Même s’il méritait des honneurs pour ses efforts, il manquait à son dessein les détails qui l’auraient fait ressembler un tant soit peu à mon mari : des yeux bleus, un sourire confiant et une chevelure argentée.