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Articles by Bill Crowder

JE M’ENNUIE

Lorsque nos enfants étaient adolescents, nous leur avons souvent posé la question suivante après leurs rencontres jeunesse : « Comment c’était ce soir ? » Ce à quoi ils répondaient : « C’était assommant. » Ayant reçu cette réponse plusieurs semaines de suite, j’ai décidé d’aller voir par moi-même. Je suis entré discrètement dans le gymnase où se tenait leur rencontre, et je les ai observés. Or, je les ai vus participer, rire, écouter – ils passaient manifestement du bon temps. Ce soir-là, en rentrant à la maison, je me suis informé encore une fois de leur soirée, et ils m’ont répondu de nouveau : « C’était assommant. » Je leur ai donc rétorqué : « J’étais là. Je vous ai observés. Vous passiez du bon temps. » À cela, ils m’ont répondu : « Peut être que c’était moins pire que d’habitude. »

LE VÉRITABLE SACRIFICE

Eric était un bon gars. En tant que policier, il considérait son travail comme un service communautaire et était pleinement déterminé à servir quel qu’en soit le prix à payer. La preuve de ce désir se lisait sur la porte du casier d’Eric au commissariat de police, où il avait écrit Jean 15.13.

LA VÉRITABLE HOSPITALITÉ

En 1987, notre famille a déménagé en Californie pour y assumer le pastorat d’une Église de la région de Long Beach. Le jour de notre arrivée dans la ville, ma secrétaire est venue nous prendre à l’aéroport pour nous conduire à notre maison. Tandis que nous nous engagions dans la circulation, la toute première chose que j’ai vue a été un collant de pare-choc sur lequel on pouvait lire en anglais : « Bienvenue en Californie… Maintenant, rentrez chez vous ! » Ce n’est pas ce que j’appellerais un accueil vraiment enthousiaste dans le sud ensoleillé de la Californie !

LES RÈGLES DE MAMAN

J’ai fait la connaissance d’une merveilleuse femme du nom de « Maman Charlie », qui a élevé une douzaine d’enfants en foyer d’accueil. Des tribunaux lui ont confié la garde de ces jeunes, à qui elle a procuré un foyer stable, une direction dans la vie et de l’amour. Elle m’a dit que, chaque fois qu’elle accueillait un enfant sous son toit, la première chose qu’elle faisait consistait à lui expliquer les « règles de Maman ». Celles-ci incluaient des normes comportementales, en plus de corvées destinées à la soulager quelque peu de ses nombreuses tâches ménagères tandis qu’elle enseignait à des jeunes, n’en ayant pas réellement l’habitude, à rendre des comptes.

DES INSTANTS TERRIFIANTS

Lors de la naissance de notre premier enfant, ma femme, Marlene, a passé plus de 30 heures en travail, ce qui lui a occasionné un stress énorme, ainsi qu’au bébé. Le médecin, qui remplaçait son praticien courant, ne connaissait pas bien ni son dossier ni le déroulement de sa grossesse. Résultat : il a trop tardé à effectuer une césarienne d’urgence, causant ainsi un traumatisme à notre fils, qui a dû être hospitalisé à l’unité de soins intensifs néonataux. Or, il n’y avait rien que le personnel hospitalier pouvait faire pour aider notre bébé à surmonter l’état traumatique dans lequel on l’avait plongé.

UNE CRÉATURE SI MERVEILLEUSE

En faisant vérifier ma vue, dernièrement, mon médecin a sorti un appareil que je n’avais jamais vu auparavant. Quand je lui ai demandé à quoi celui-ci servait, il m’a répondu : « Je m’en sers pour prendre une photo du fond de l’œil. »

UN DANGER INVISIBLE

Lorsque j’étais enfant, notre famille a échappé belle à la tragédie. La plupart des grands appareils de la maison, ainsi que la chaudière, étaient alimentés au gaz naturel. Or, une petite fuite dans l’une des conduites de gaz a mis notre vie en danger. Tandis que le gaz se répandait dans notre maisonnette, notre famille a inhalé des vapeurs toxiques et nous avons perdu connaissance. Si un voisin n’était pas venu nous rendre visite par hasard et ne nous avait pas découverts dans cette situation, nous aurions tous pu mourir victimes de ce redoutable ennemi invisible.

LE MONDE DE NOTRE PÈRE

Lorsqu’Amanda Benavides était en deuxième année du premier cycle à l’université Point Loma Nazarene, à San Diego, en Californie, elle a commencé à changer d’avis au sujet du service chrétien ici-bas. Amanda avait grandi en pensant que la protection de l’environnement n’avait rien à voir avec sa relation avec Jésus. Tout cela a cependant changé lorsqu’on l’a mise au défi de reconsidérer le rôle que joue le chrétien dans la protection de la planète, surtout dans le lien entre cette protection et l’évangélisation des plus démunis du monde.

L’ESPOIR EST POUR...

Bien que j’essaie de ne pas m’offusquer de ce que je vois autour de moi de nos jours, le message que j’ai lu sur le t-shirt d’une femme que j’ai croisée dans un centre commercial m’a perturbé. Il y était écrit en caractères gras : « L’espoir est pour les imbéciles. » La naïveté ou la crédulité peuvent certainement être insensées et dangereuses. Les déceptions et les peines peuvent résulter tragiquement d’un optimisme non fondé. Par contre, le fait de s’interdire d’espérer constitue une façon triste et cynique de voir la vie.

DES OS BRISÉS

Il y a longtemps, j’étais gardien de but dans une équipe de foot universitaire. C’était plus amusant que je ne saurais le décrire ici, mais à quel prix ! Un prix que je paie encore aujourd’hui. Être gardien de but appelle à constamment barrer physiquement la route à l’équipe adverse pour l’empêcher de marquer des buts, ce qui implique souvent des blessures. Au cours d’une seule saison, je me suis cassé une jambe, je me suis fêlé plusieurs côtes, je me suis disloqué une épaule et j’ai subi une contusion ! Aujourd’hui, surtout par temps froid, ces os anciennement cassés viennent se rappeler à mon souvenir de manière douloureuse.